Loire « On nous en réclame encore l’après-midi » : pourquoi les bugnes ne connaissent pas la crise

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Lorsqu’ils pénètrent en fin de matinée au Palais d’Or, à Firminy, seule une poignée de bugnes trône encore en vitrine. « On a tout vendu, donc on va en refaire pour l’après-midi », confie Béatrice Colombet, installée dans la boulangerie depuis deux mois. Ici, les Appelous plébiscitent les beignets moelleux saupoudrés de sucre glace : « C’est la bugne stéphanoise, la traditionnelle. À Lyon, ils ne l’ont pas celle-là ». Et les oreillettes, plus fines et craquantes ? « Elles ne connaissent pas le même succès. »

« Le prix du beurre a été divisé par deux »

Un constat partagé quelques rues plus loin, à proximité de la place du Marché. « Il y a beaucoup plus de demandes pour les bugnes que pour les oreillettes, raconte Daniel, artisan dans la boulangerie Courbon depuis douze ans. On nous en réclame encore vers 16 heures. » Si elles se vendent sans effort, c’est notamment parce que leur prix défie toute concurrence : 2,90 euros les 100 grammes, soit à peine 10 centimes de plus que l’année passée. Une offre abordable, permise par la baisse du coût d’une matière première qui avait récemment flambé : le beurre. « L’année passée, le kilo coûtait 8,20 euros. Aujourd’hui, on est à 4,60 euros. Le prix a été divisé par deux », relate Daniel, qui souligne également une stagnation du prix de la farine.

À l’affolement permanent du coût des matières premières – incarné par les œufs, qui ont fortement augmenté en 2025 après une légère baisse en 2024 -, la Boulangerie Aux Mille Plaisirs, située au Chambon-Feugerolles, répond par la stabilité. « Notre prix (3,60 euros) reste inchangé par rapport à l’année passée », dévoile Nicole Breysse, à la tête du commerce depuis trente ans.

« On vend plus ou moins la même quantité que d’habitude »

Stratégie payante. Malgré un pouvoir d’achat sous tension dans la commune, où le taux de pauvreté s‘élève à plus de 25 % de la population, les clients se succèdent : « On vend plus ou moins comme d’habitude même si au lieu de prendre trois ou quatre bugnes de plus, les gens peuvent se limiter. » Du côté de Roche-la-Molière, Romain Massard abonde : « Il y a peut-être une légère baisse sur la quantité. Les gens vont prendre 100 g au lieu de 200 g, mais c’est tout. Il n’y a pas de réel impact. »

Pourquoi cette réticence si peu marquée, alors que la précarité toque à la porte de nombreux ménages ? D’abord, parce que « les gens aiment la bugne. La moelleuse reste un incontournable », rappelle le gérant de la boulangerie éponyme qui s’attelle, à l’instar de ses homologues, à proposer des prix accessibles (3,50 euros les 100g, soit une augmentation de 10 centimes par rapport à 2025). Et puis, aussi, parce qu’ « elles sont vendues sur une courte période », note l’Appelouse Béatrice Colombet.

Le temps de quelques semaines, les voilà hégémoniques. Jusqu‘à éclipser les viennoiseries, pour lesquelles les porte-monnaie s’agitent moins facilement.

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