Loire-Atlantique : ils invitent à parler des deuils dans une brasserie

, Loire-Atlantique : ils invitent à parler des deuils dans une brasserie
Voir mon actu

Se confier sur la perte d’un être cher, de la séparation douloureuse avec son conjoint ou encore d’un licenciement dans un café ou un bar avec des personnes que l’on ne connait pas, c’est une formule qu’il fallait oser. De nombreuses structures l’ont testée et approuvée. L’association nationale EKR* dont l’objectif est d‘accompagner des personnes confrontées à d’importantes ruptures de vie s’inscrit dans cette démarche.

À lire aussi

Ecouter, parler, échanger

Présente sur la Loire-Atlantique avec une petite dizaine de bénévoles, coordonnés par Solange Génin, EKR invite régulièrement ce public traumatisé à ce type de rendez-vous, « pour continuer à avancer ».

L’idée principale est de ressortir plus léger, avec des sentiments plus positifs par rapport à une situation qui peut paraitre sombre. Cela passe souvent par la libération de la parole, mais si la personne n’en a pas envie, l’écoute est aussi importante, car les paroles d’un autre peuvent aider à comprendre ses propres problèmes. Et le faire dans un endroit plein de vie comme les cafés les symbolisent, cela paraissait logique.

Sophie Loiseau, référente de l’association sur le Vignoble nantais.

À lire aussi

Elle a décidé en septembre dernier de rejoindre l’équipe d’EKR et d’organiser des cafés deuils. Un premier a eu lieu à Mouzillon à l’automne. « Il n’y a eu que quatre personnes qui était déjà référencée par l’association, mais ces hommes qui étaient veufs depuis plus ou moins longtemps, ont pu échanger ensemble. Ils ne se connaissaient pas et cela a été humainement riche pour eux », complète la Vendéenne qui envisage d’en réaliser un second ce jeudi 21 mars à Clisson.

Il se tiendra à partir de 18h30 au bar-brasserie la Villa toto, place Saint-Jacques. L’idée est d’en organiser un par trimestre.

Avec Solange Génin et Alain Cottais, autre référent d’EKR, nous sommes là en animateurs. Pour prendre la parole quand il y a des temps morts. Rappeler les étapes du deuil par exemple (déni, colère, marchandage, dépression et acceptation…).

Sophie Loiseau.

À lire aussi

Les entreprises, cibles de l’association

Actuellement en formation, cette bénévole envisage par la suite aussi de proposer, à partir de la rentrée 2024, des accompagnements plus individualisés, comme l’assure l’association.

Un autre axe serait d’aller à la rencontre des entreprises, car c’est bien un lieu où le deuil est tabou. Or, le mal-être des personnes a forcément des répercussions sur son travail. Et parfois un accompagnement peut améliorer les choses.

Sophie Loiseau a pu en faire l’expérience quand elle a été dans cette situation. C’est une affiche de l’association qui l’a alertée. A son tour, elle souhaite aider.

*Du nom de la psychiatre helvético-américaine, Elisabeth Kübler-Ross, qui a créé l’association en 1992

Vidéos : en ce moment sur Actu

Café deuil, jeudi 21 mars à partir de 18h30 à la Villa Toto, place Saint-Jacques à Clisson.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

La fonction de ecoparc-sologne.fr étant de collecter sur le web des articles sur le sujet de Les Affaires en Sologne puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des personnes. L’équipe ecoparc-sologne.fr vous soumet cet article qui parle du sujet « Les Affaires en Sologne ». Cette chronique a été reproduite du mieux possible. Vous avez la possibilité d’écrire en utilisant les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui traite du thème « Les Affaires en Sologne ». En consultant régulièrement nos contenus de blog vous serez informé des futures parutions.