Loire-Atlantique : A la centrale de Cordemais, la crainte de voir le projet de reconversion « torpillé

, Loire-Atlantique : A la centrale de Cordemais, la crainte de voir le projet de reconversion « torpillé

Il y a de l’électricité dans l’air. Alors que tout semblait sur de bons rails, plusieurs centaines de personnes se sont de nouveau rassemblées mercredi matin devant la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) pour défendre le projet de conversion de la centrale à la biomasse. Une nouvelle mobilisation alors que la CGT (à l’appel de ce rassemblement) et les salariés craignent qu’EDF n’alourdisse volontairement le coût du projet pour le rendre caduc.

« Ce rassemblement est un moment important, il s’agit notamment d’afficher les soutiens politiques à la reconversion, qui a deux objectifs de taille : sécuriser le réseau électrique français et s’engager dans une transition énergétique », a indiqué Gwenaël Plagne, secrétaire CGT du Comité social et économique central (CSEC) d’EDF.

« Situation ubuesque »

Il animait mercredi devant la centrale une table ronde où sont intervenus Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, Marina Mesure, députée européenne LFI, Roland Marion, membre centriste du conseil régional, et trois sénateurs écologistes et socialistes de Loire-Atlantique. « Nous sommes dans une situation ubuesque : on a un président (Emmanuel Macron) qui s’est engagé sur la conversion et un industriel, EDF, qui fait tout son possible pour torpiller le projet », a déclaré devant la presse la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

Le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé le 24 septembre que les dernières centrales à charbon de France, Cordemais et Saint-Avold (Moselle), seraient converties « complètement » à la biomasse (des granulés prioritairement issus de déchets de bois) « d’ici 2027 ».

Une décision d’ici à l’été ?

La « décarbonation progressive » de Cordemais s’est déployée dès 2023, avec une utilisation allant jusqu’à « 20 % de biomasse en substitution du charbon », selon EDF, pour qui « une conversion totale à la biomasse d’ici à 2027 nécessite de définir les modalités de régulation d’un tel fonctionnement ».

Contacté, l’électricien affirme que « les travaux se poursuivent pour pouvoir prendre une décision d’ici à l’été 2024 ». Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland Lescure, a de son côté reçu en mars les organisations syndicales. « Les travaux sur la sortie du charbon à Cordemais se poursuivent (…) L’instruction technique et économique se poursuit entre les différents acteurs économiques concernés », a indiqué le ministère.

A terme, les pellets sont censés représenter 80 % du combustible de la centrale, selon le projet de conversion Ecocombust. D’après EDF, ce procédé permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de ses installations de 71 % par rapport à un fonctionnement 100 % charbon.

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