Haute-Loire : une convention pour libérer la parole des femmes victimes de violence en milieu rural

, Haute-Loire : une convention pour libérer la parole des femmes victimes de violence en milieu rural

Vendredi dernier, l’AMR (Association des maires ruraux) et le CIDFF (Centre d’information sur le droit des femmes et des familles) étaient réunis pour la signature d’une convention visant à faciliter la libération de la parole en milieu rural pour les femmes victimes de violence.

Vendredi dernier, l’AMR 43 (Association des maires ruraux de Haute-Loire) et le CIDFF (Centre d’information sur le droit des femmes et des familles) étaient réunis pour la signature d’une convention visant à faciliter la libération de la parole en milieu rural pour les femmes victimes de violence.

« Pour les femmes victimes de violence en milieu rural, c’est souvent la double peine », commente Arlette Arnaud-Landau pour justifier la signature d’une convention avec l’AMR 43 vendredi dernier, dans les locaux de l’association. « Dans les petites communes, reprend la présidente du CIDFF, tout le monde se connaît, ce qui peut être un frein à la libération de la parole. Il y a aussi la mobilité qui peut poser problème et enfin la question économique, car quitter un logement n’est pas quelque chose de simple », détaille Arlette Arnaud-Landau.

Pour mettre fin à ces difficultés ou y remédier tout du moins, plusieurs leviers ont été réfléchis dans le cadre de cette convention. En premier lieu, un référent sera désigné. « L’objectif est que dans toutes les communes rurales, une personne soit nommée pour qu’une femme victime de violence puisse être accompagnée, car 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural », rappelle Cécile Galien, vice-présidente de l’AMR 43 et maire de Vorey-sur-Arzon. L’élue parle en connaissance de cause puisque dans sa commune, elle a dû faire face à plusieurs cas de violence. « Depuis que je suis maire, dit-elle, trois femmes sont venues vers moi. Je les ai aidées, mais grâce à cette convention, nous pourrons avoir l’appui des spécialistes du CIDFF pour nous aider, comme des juristes ou des pdychologues ».

« 50% des féminicides ont lieu en milieu rural »

Des formations pourront aussi être mises en place afin d’épauler les référents dans leur mission d’accompagnement des femmes victimes de faits de violence.
Enfin, le CIDFF veut aussi et surtout miser sur la prévention, « de la petite enfance à la maison de retraite », avance Arlette Arnaud-Landau, pour voir le nombre de femmes accueillies au CIDFF diminuer. Elles étaient 250 en 2023.

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