
Quand il n’est pas dans les cuisines de ses quatre restaurants parisiens, Pierre Sang Boyer fait du sport. Alors, quand il a reçu un coup de téléphone du comité olympique de Paris 2024 il y a quelques mois, le chef originaire de Lantriac a tout de suite décroché.
« J’avais déjà bossé pour le comité, en cuisine ou pour des animations, et on est resté en contact. Mais là, j’ai été très surpris : ils m’ont proposé de faire partie des relais de la flamme des JO. »
« C’est un rêve de gosse qu’on m’a proposé de réaliser »
Et pas n’importe quand : le 26 juillet, jour de la cérémonie d’ouverture. « Je me suis quand même questionné sur ma légitimité en tant que chef. On a en aussi parlé en famille, je travaille déjà beaucoup. Mais je me suis dit que c’était un rêve de gosse qu’on me proposait de réaliser. Je ne pouvais pas passer à côté »
Originaire de Corée du Sud, le Lantriacois a été adopté en France à l’âge de sept ans. « Le sport est omniprésent dans ma vie. Ça m’a beaucoup aidé dans ma construction, enfant. J’ai fait du foot, du ping-pong, du tennis, du ski… Quand on débarque dans un village dont on ignore la culture et la langue, c’est le meilleur moyen de s’intégrer. »
Représenter les personnes adoptées et les Altiligériens
Participer au relais de la flamme a aussi une puissance symbolique pour le chef altiligérien. « Je me dis que cet acte peut avoir un impact. Il offre une représentation aux personnes adoptées, mais aussi aux habitants de Haute-Loire. Je suis fier de pouvoir mettre en avant ce département si cher à mon cœur, le temps de parcourir deux cents mètres. »
Le chef franco-coréen fait aussi un lien entre les JO et sa cuisine. « Apporter ma pierre à l’édifice de cet évènement fait sens car dans mon métier, je fais des ponts entre Le Puy-en-Velay, Paris et Séoul. Je propose une cuisine qui transcende les frontières , à l’image de l’olympisme. »
Pour des raisons de sécurité, l’ancien finaliste de Top chef ne peut ni divulguer l’heure, ni le lieu de son passage de relais, ni à qui il tendra la torche. « Ce sera près d’un petit stade, c’est tout ce que je peux dire », glisse-t-il. Bien occupé, il n’a pas pu s’entraîner mais a regardé beaucoup de vidéos du passage du relais « pour s’inspirer ».
Ambassadeur des épreuves de tennis de table
« Et puis, j’ai passé des coups de fil à certains amis sportifs qui l’ont fait ces dernières semaines pour qu’il me fasse un retour d’expérience ». Et notamment au capitaine du XV de France, Antoine Dupont , qui a allumé le chaudron de la flamme à Toulouse. « Il m’a chambré… Lui, c’est un vrai sportif ; moi je fais du vélo quand j’ai le temps. Blague à part, il m’a dit de prendre mon temps et de profiter, ça passe très vite. »
Pierre Sang n’en a pas fini avec les JO. Passionné de tennis de table, il fait aussi partie des ambassadeurs de ce sport dont il devrait lancer les premières épreuves le 27 juillet. Il participera aussi au marathon pour tous organisé le 10 août. Il aura également l’occasion de cuisiner pour des sportifs pendant la compétition, mais là aussi, il n’en dira pas plus… « C’est top secret. »
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