Yannick Fialip vient de rencontrer cette semaine à Paris la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. L’éleveur brivadois et président de la Chambre d’agriculture de Haute-Loire a pris, il y a tout juste un an, la présidence du Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA).
Il a été élu, pour une durée de trois ans, succédant à Jérôme Despey à la tête de cette association nationale. Yanick Fialip préside par ailleurs la commission économique de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). En accédant à la présidence du CNPA l’an dernier, Yannick Fialip assurait : « Lors de mon mandat, j’aurai a? cœur, avec l’ensemble des organisations membres du CNPA et du collectif export et souveraineté alimentaire, de mobiliser les parties prenantes pour relancer l’exportation des productions agricoles et agroalimentaires françaises. »
« La balance commerciale agricole 2025 devrait être proche de zéro ce qui n’est pas arrivé depuis 40 ans. »
Or cette première année de présidence a été marquée par une crise agricole et la poursuite du déclin des capacités exportatrices de la France. « La balance commerciale agricole 2025 devrait être proche de zéro ce qui n’est pas arrivé depuis 40 ans », regrette Yannick Fialip, d’où la nécessité de réagir. L’Altiligérien est également très attentif sur l’exportation des bovins en direction de l’Italie, de l’Espagne et du Maroc, laquelle a été particulièrement compliquée ces derniers mois avec la crise de la DNC.
Le frein des normes
La part des exportations agricoles est encore conséquente, de l’ordre de 85 milliards d’euros (15 % des exportations totales). La France occupe le sixième rang mondial. Elle était encore quatrième il y a dix ans. Le pays perd du terrain également au niveau européen. Il est quatrième. L’Espagne est en embuscade.
La situation morose de l’export s’explique par des raisons conjoncturelles, comme les mauvaises récoltes de céréales et les mauvais résultats de la viticulture en 2024 qui ont connu des répercussions sur les volumes en 2025. Structurellement, la production agricole française baisse depuis des années, « en raison des normes essentiellement », analyse Yannick Fialip qui en veut pour preuve la production d’œufs : « La réglementation obligeant à ne plus détenir de poules en cage, dit-il, a entraîné des arrêts d’activité. D’aucuns ont modernisé leurs bâtiments, mais avec moins de places. On manque donc d’œufs. »
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