Haute-Loire À Émile-Roux, 100 % des brancardiers en grève : « Sans nous, l’hôpital ne fonctionne pas

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Jour de grève historique à l’hôpital du Puy-en-Velay. « C’est la première fois qu’on lance une grève locale sans suivre un mouvement national, souligne Esteban, brancardier depuis 13 ans. C’est aussi la première fois qu’on est tous mobilisés. » Devant l’entrée de l’hôpital Émile-Roux, une trentaine de personnes a manifesté sa colère, dénonçant des conditions de travail qui se dégradent et demandant à la direction davantage de moyens humains.

Davantage d’examens pour un nombre égal de brancardiers

« Aujourd’hui, nous sommes 22 à travailler, 18,8 à brancarder (1) alors que nous devrions être 24, explique Éric, 27 ans d’ancienneté. De nouvelles activités ont été créées, mais pas de nouveaux postes. » Les brancardiers doivent, à nombre égal, transporter les patients à des examens qui n’existaient pas auparavant : nouveaux scanners, IRM, coronarographie ou encore PetScan. Et faire face à une hausse de 5 % de l’activité à l’hôpital, selon Amandine Rabeyrin, secrétaire de la CGT à Émile-Roux. « On doit aller de plus en plus vite. On est épuisés physiquement et moralement. Et on a de plus en plus de mal à être un soutien psychologique pour des patients qui ont parfois un quotidien lourd », explique l’un des hommes présents sur le piquet de grève jeudi matin.

« On parcourt entre 12 et 15 kilomètres par jour »

Toute la journée, les brancardiers parcourent en long, en large et en travers l’établissement, devant amener un patient de sa chambre à un examen, une salle d’opération ou voir un médecin. « En moyenne, on parcourt entre 12 et 15 kilomètres par jour », précise Éric. Ce qui leur permet de constater l’état dégradé des sols. Un véritable danger pour la sécurité des patients transportés, ainsi que la leur.

« On est le cœur de l’hôpital. Sans nous, il ne fonctionne pas, rappelle Esteban. Si on n’emmène pas un patient pour sa dialyse, au bout de plusieurs jours, il peut mourir. » Face au caractère fondamental de leur mission, huit brancardiers ont d’ailleurs été assignés lors de cette journée de grève. À leurs côtés, quatre agents de services hospitaliers (ASH), un aide-soignant et une société de transport privée ont remplacé le personnel en grève. « Un scandale qui met en danger les patients. Ils ne sont pas formés pour », avance Christophe.

« On a l’impression qu’ils veulent couler l’hôpital public »

« Aujourd’hui, c’est nous qui tirons la sonnette d’alarme. Demain, ce seront sûrement les aides-soignantes, les infirmières. Et peut-être les médecins aussi, avertissent les brancardiers. C’est un ras-le-bol général. On a l’impression qu’ils veulent couler l’hôpital public. »

Contactée, la direction de l’hôpital n’a pour l’instant pas donné suite à nos sollicitations.

(1) Certains brancardiers travaillent à 80%.

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