Les Pays de la Loire sont moins touchés que d’autres, par la pauvreté. Comment l’expliquer ?
Arnaud Degorre, directeur régional de l’Insee. « Cela tient avant tout au dynamisme économique de la région. Cela se retrouve à travers son taux de chômage (ndlr, 5,6 % de la population active contre 6,9 % au niveau national), le plus faible de toutes les régions françaises. Mais aussi à un modèle moins inégalitaire qu’ailleurs ».

C’est-à-dire ?
« L’éventail des revenus dans les Pays de la Loire est plus resserré que dans d’autres régions. Au-dessus du seuil de pauvreté, les ménages modestes représentent près de 28 % de la population, les médians 30 %, les plutôt aisés 20 %. Et en haut de l’échelle des niveaux de vie, les plus aisés ne sont que 6,6 %, contre près de 10 % en moyenne en France ».
Mais il y a des disparités au sein de la région…
« Moins qu’ailleurs. Les cinq départements qui composent les Pays de la Loire affichent tous des taux de pauvreté très inférieurs à la moyenne nationale. Et même s’ils sont plus élevés dans des métropoles comme Le Mans, Angers et Nantes, c’est sans commune mesure avec des villes comme Lille ou Marseille ».
Et à part les métropoles ?
« Exception faite de certains territoires comme le nord de la Sarthe, le sud du Maine-et-Loire et la région de Châteaubriant en Loire-Atlantique, le taux de pauvreté dans les communes périurbaines ou rurales est inférieur à celui observé au plan national. Il n’y a pas de décrochage majeur dans la région ».
Le profil des ménages pauvres a-t-il évolué ?
« On le constate pour les retraités, qui représentent encore près de 30 % des ménages pauvres. Il y a 10 ou 20 ans, cette part était beaucoup plus forte. Aujourd’hui, on a plus de retraités ayant eu des carrières complètes, qui touchent donc des retraites plus élevées, avec des revenus parfois supérieurs à ceux des actifs ».

En revanche, il y a toujours autant d’actifs pauvres…
« Cela tient au fait que beaucoup d’actifs ont des revenus faibles, liés à des temps partiels ou des emplois peu qualifiés. Avec à la clé, des conditions de vie qui se dégradent, qui plus est avec le retour de l’inflation et la flambée des coûts de l’énergie ».
Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées à la pauvreté ?
« D’abord parce qu’elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiel, et donc à avoir des revenus faibles. Ensuite parce qu’en cas de séparation, les mères sont plus nombreuses que les pères à se retrouver à la tête d’une famille monoparentale, avec souvent une perte de revenus importante qui les exposent à une baisse de niveau de vie conséquente ».
La région est-elle à l’abri d’un retournement de la situation ?
« Pas totalement. Dans certains secteurs, les niveaux de salaires en Pays de la Loire sont inférieurs à la moyenne nationale. Beaucoup de ménages sont donc concernés par l’élévation du coût de la vie. C’est notamment vrai pour les ouvriers de l’industrie autour de Nantes, La Roche-sur-Yon et Angers, et pour les employés dans les métropoles. Il existe donc un risque de décrochage, même si la région semble mieux armée que d’autres pour faire face si la situation économique venait à se dégrader ».
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