Criées de Loire-Atlantique : malgré le sursis de deux ans, c’est le « soulagement » au Croisic

Voir mon actu

Du côté du maire du Croisic, Michèle Quellard, c’est le « soulagement », après l’annonce du Département de maintenir les deux criées du Croisic et de La Turballe. Et ce malgré le sursis de deux ans pour Le Croisic.

À lire aussi

Un accueil positif qui tranche avec l’inquiétude de son homologue de La Turballe, Didier Cadro.

« On n’a pas la gueule de bois »

Je l’ai toujours dit, ces deux criées sont complémentaires en terme de produits, et doivent travailler ensemble. C’est également ce qu’a toujours soutenu le collectif Halle’lieutique (1) au Croisic.

Michèle Quellard, maire du Croisic

À ses côtés, le président de CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo, Nicolas Criaud, confirme son « optimisme modéré » et l’engagement de l’agglomération dans ce dossier. 

Le couperet est tombé après des mois d’incertitude… Et on l’accueille avec « soulagement ». On n’a pas la « gueule de bois » après nos échanges d’hier. La filière pêche, c’est notre identité et la complémentarité de ces deux criées est un atout important.

Nicolas Criaud, président de CapAtlantique

Malgré ce satisfecit, ni Michèle Quellard ni Nicolas Criaud n’oublient qu’il s’agit là d’un point d’étape, que rien n’est acquis en somme.

À lire aussi

Et que les deux années à venir devront être efficaces « pour assurer un avenir à la filière pêche locale ».

900 familles en vivent, 80 navires sont concernés sur les deux ports, « et économiquement, il s’agit de 7500 tonnes de poissons débarqués par an et un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros », ajoute Nicolas Criaud.

Vidéos : en ce moment sur Actu

CapAtlantique s’engage dans la filière

L’Agglo, et c’est une première, participera donc au plan d’action soumis par le Département.

À la fois parce que CapAtlantique a la compétence Développement économique, et s’est engagé dans le Plan alimentaire de territoire avec le PNRB (Parc naturel régional de Brière) qui prône les circuits courts.

À lire aussi

On est prêt à discuter avec le Département pour accompagner ce plan, à la fois financièrement, pour des démarches d’urbanisme et avec notre SPL Tourisme. On sera autour de la table en septembre lors de la commission des financeurs, avec tous ceux qui voudront bien s’y associer, comme La Région et autres…

Nicolas Criaud

Un défi à relever en deux ans

Comment ? Avec quels moyens ? En prenant des parts dans la SAEM Société anonyme d’économie mixte locale « Loire Atlantique Pêche et Plaisance » ? Il est encore trop tôt pour le savoir.

Michèle Quellard, maire du Croisic partage le même soulagement que le président de CapAtlantique, Nicolas Criaud
Michèle Quellard et Nicolas Criaud ©Patricia Bigot

Toujours est-il que ce sursis de deux ans est un challenge à relever, avec des pistes déjà sur la table pour trouver des ressources à mettre au profit des deux criées : l’aménagement du foncier disponible à La Turballe, la politique de commercialisation vers de nouveaux marchés, entre autres.

À lire aussi

Et pour la SAEM, une dette de 3 millions d’euros, « une avance de trésorerie » corrige le président, qui sera « étalée ». 

Quant à l’expression du maire de La Turballe, Nicolas Criaud et le maire du Croisic la respectent, mais tempèrent, arguant « qu’on ne dresse pas le bilan avant de commencer » :

On va devoir travailler ensemble dans une démarche constructive.

Nicolas Criaud et Michèle Quellard

Vent debout contre le sursis, le collectif Horizon Halle’Lieutique à la manœuvre

L’éventuelle fermeture de la criée du Croisic d’ici à deux ans, « si le modèle à deux criées n’est pas viable », suscite quant à elle la colère des professionnels de la filière pêche du Croisic :
« Elle n’est pas acceptable » écrit dans un communiqué, le collectif Horizon Halle’Lieutique.
« Cette action ne fixe aucun objectif pour atteindre l’équilibre économique, ni pour la Saeml, ni pour les criées. »
Le collectif rappelle qu’une étude diligentée en 2023 indique que « la criée du Croisic est viable aujourd’hui et à moyen terme. » 
Ce qui les inquiète également est le montant d’investissement, qui lui semble déjà « orienté » sur La Turballe.
« Est-ce là un signe ou une orientation pour le futur ? », s’interroge le collectif qui estime que le délai de deux ans peut être un frein pour le développement affiché, les opérateurs privés ayant peu de visibilité.
Il note cependant quelques bonnes nouvelles dans le plan exposé par le Département :
« Un certain nombre d’actions sont à saluer car elles permettront d’optimiser le fonctionnement des criées (remise à niveau de l’administration…). D’autres sont à préciser car elles ne répondent à aux besoins des professionnels ni à la réalité quotidienne du terrain (spécialisation des deux criées) ». 
Quand d’autres ne sont tout bonnement des reprises de propositions du collectif telle la mise en place d’une action commerciale.
Dans ce contexte, le collectif Horizon Halle’Lieutique annonce quelques actions : il tiendra un stand lors des fêtes du nautisme le 8 juin et lors de la fête de la langoustine les 15 et 16 juin. Une réunion d’information dans l’ancienne criée est prévue d’ici quelques semaines et une Marque croisicaise va être lancée.

(1) Collectif réunissant des marins-pêcheurs du Croisic, professionnels de la filière pêche, conchyliculteurs, l’Océarium, la coopérative maritime…

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

La fonction de ecoparc-sologne.fr étant de collecter sur le web des articles sur le sujet de Les Affaires en Sologne puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des personnes. L’équipe ecoparc-sologne.fr vous soumet cet article qui parle du sujet « Les Affaires en Sologne ». Cette chronique a été reproduite du mieux possible. Vous avez la possibilité d’écrire en utilisant les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui traite du thème « Les Affaires en Sologne ». En consultant régulièrement nos contenus de blog vous serez informé des futures parutions.