Les recensements de population de l’Insee remontent jusqu’en 1876. L’institut ayant sorti ses chiffres pour l’année 2021, nous avons voulu voir l’évolution de la démographie des communes de la Haute-Loire depuis le XIXe siècle.
Triste classement. En 150 ans, la Haute-Loire est le 6e département qui a connu la plus forte baisse de sa population. Un tiers de la population s’est volatilisé entre 1876 et 2021 selon les recensements de l’Insee et les archives dont elle dispose avant sa création. La Haute-Loire reste tout de même derrière la Creuse et la Lozère qui ont presque perdu la moitié de leurs habitants et habitantes sur la même période.
Mais le territoire altiligérien ne semble pas se déserter totalement. En effet, depuis les années 1975, la population semble repartir sur une tendance haussière, avec un gain de 11% d’habitants et habitantes. En 2021, la Haute-Loire comptait en son sein 227.284 personnes, contre un peu plus de 205.000 en 1975. Sa période faste remonte cependant avant la Première Guerre mondiale, où jusqu’à 320.000 personnes y vivaient.
Deux grandes périodes peuvent être distinguées pour estimer la tendance d’évolution de la population. Avant et après les Trente Glorieuses, où l’économie du pays a connu une très forte croissance après la Seconde Guerre mondiale jusque vers 1975. Ce moment a aussi été accompagné d’un baby-boom, accroissant ainsi considérablement la population.
Des explosions démographiques…
La commune qui a connu la plus importante hausse dans le département, c’est Chadrac. De quelque 251 âmes en 1876, elle a atteint en 2021 les 2.463 habitants. Sa période la plus prospère a été entre les années 1980 et 2000, où sa population avoisinait les 3.000 personnes. Sa proximité avec la préfecture peut expliquer cette croissance moyenne de 1,6% par an (+881% si l’on compare 1876 et 2021).
Entre 1962 et 1968, la croissance démographique est principalement portée par les villes et leur périphérie urbaines, entraînant une extension spatiale des villes et une dissociation croissante entre le lieu de travail et le lieu de résidence
Observatoire des territoires
En 150 ans, les 20 communes qui ont connu la plus grande croissance démographique sont réparties dans le canton du Puy-en-Velay (toutes ses communes limitrophes), dans le nord-est du département (à Monistrol-sur-Loire, Aurec-sur-Loire ou Saint-Just-Malmont par exemple). Cohade, au nord de Brioude, a aussi connu une belle croissance de sa population. Tout comme Chaspuzac, qui a gagné 53% d’habitants et habitantes depuis 1876.
Comment la population en Haute-Loire a évolué entre 2015 et 2021 ?
La période post-1975 a aussi profité à des communes de ces mêmes zones géographiques. Alors que la population de La Chapelle-d’Aurec sombrait dangereusement au sortir de la Seconde Guerre mondiale (-64% entre 1876 et 1975), la commune connait par la suite un rebond de plus de 300% jusqu’à aujourd’hui, où plus de 1.000 personnes l’habitent. Même constat dans plusieurs bourgs comme Chaspinhac, Les Villettes ou Malvalette.
…aux communes désertées
Mais pour les villages isolés de quelques centaines de personnes, c’est le déclin. Parmi ceux qui accusent jusqu’à 91% d’administrés en moins, Chassignolles est en tête, suivi de près par Auvers ou Présailles. Tous trois sont situés aux frontières nord, ouest et sud du département respectivement, bien loin des zones urbaines et donc potentiellement plus délaissés. Chacun ne compte plus aujourd’hui que quelques dizaines d’habitants et habitantes.
Ces cas sont représentatifs de l’exode rural que connaît le pays depuis plus d’un siècle et demi comme le montrent les cartes plus haut ainsi que l’Observatoire des territoires.
Entre 1921 et 1936, la population française devient pour la première fois de son histoire majoritairement urbaine.
Mais une dizaine de villes a aussi connu une baisse après une période de prospérité démographique avant le baby-boom. Dans le top classement : Le Puy-en-Velay et Langeac. Après des années 60-70 à plus de 26.000, les ponots et ponotes vacillent ces dernières années entre 18 et 19.000. Soit une baisse de 30% depuis 1975. Même constat pour Langeac, qui perd constamment du monde depuis 1990. Et chez vous, comment a évolué la population depuis 150 ans ?
Nicolas Certes
La fonction de ecoparc-sologne.fr étant de collecter sur le web des articles sur le sujet de Les Affaires en Sologne puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des personnes. L’équipe ecoparc-sologne.fr vous soumet cet article qui parle du sujet « Les Affaires en Sologne ». Cette chronique a été reproduite du mieux possible. Vous avez la possibilité d’écrire en utilisant les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui traite du thème « Les Affaires en Sologne ». En consultant régulièrement nos contenus de blog vous serez informé des futures parutions.
